Aujourd'hui j'ai assisté à une conférence relatant des entretiens d'embauches, des CV et des lettres de motivation. D'anciens élèves (pas si ancien que ça)de l'école ont animés cette conférence. En effet ils sont chargés du recrutement dans leur entreprise. Ils nous font leur exposé, etc. Puis ils font faire un entretien collectif à un groupe de volontaire. Le principe est simple. Une dizaine de personnes sont assises, le jury leur donne une question, et ils sont là pendant une vingtaine de minutes. Le but est qu'il parle entre eux. Ainsi il est possible de repérer des éléments intéressant : initiative, prise de parole, aisance, capacité d'animation, capacité de synthétisation, etc.
Comme le dit le jury, le but n'est pas d'exclure des personnes, mais de conserver les personnes correspondants au profil qu'il recherche...
Bref, le jury donne la question : "Pour ou contre la privatisation de la poste?" Tout de suite toute une argumentation me vient en tête, je regrette vraiment de ne pas y être allé (j'y assistait depuis l'amphithéâtre). Personne n'ose commencer. Je connais ce genre de situation, je me dis que je pourrais commencer à faire parler les gens, etc. Mais comme on dit, les absents ont toujours tord.
Une personne se lance. Parlons des avantages de la privaisation, puis nous parlerons des inconvénients. Je me dit que ça a l'air de bien commencer, on termine toujours par l'argument fort, non? Sauf qu'il continue par "car tout le monde sait aujourd'hui que la poste n'est pas très fiable, on n'a des problèmes avec...""Ah bon? moi je n'ai jamais eu de problèmes avec la poste"Tout de suite "la mise en concurrence permettrait de faire baisser les prix.""oui, mais la poste doit avoir une qualité de service pour tous, même pour les villages". Mais le débat s'enlisse. "En angleterre, il privatise des secteurs, et ça se passe bien, par exemple les trains (j'ai cru que j'allais m'étouffer ! Les trains qui déraillent, qui ne peuvent pas rouler vite à cause du manque d'entretien des voies pour faire des économies, les retards à répétitions, les trains annulés à la dernière minute...)ou les hôpitaux, il n'y a pas de problèmes.
Et là, je me dis que je leur aurais sortit une argumentation béton ! Du coup ils nous parlent de pourquoi pas privatiser pour les grandes villes, de plus de 10 000habitants, et obliger la poste à fonctionner en service public pour le reste. Certains s'alarment tout de même, "la poste perdrait trop d'argent, c'est dans les viles qu'elle a plus facile d'en gagner" encore heureux !!! cela s'appele la préréquation tarifaire. Tout le monde paie le même prix peu importe la distance. Les bénéfices de l'acheminement des lettres des uns comblera les déficits de l'acheminement des lettres des autres.
Après on a eu droit au fait que c'était biens de supprimer le nombre de postes de fonctionnaires, il faudrait faire pareil à la poste, mais vu qu'on ne sait pas trop comment ça fonctionne, on pourrait quand même ouvrir le capital..."Ils ont expliqué qu'en supprimant des employés, ça permettrait à l'entreprise de faire plus de profit. S'il n'y avait pas de fonctionnaires, ça serait mieux, parcequ'avec leurs retraites...mais là on parle de privatisation ou d'ouverture à la concurrence" réponse "ça revient au même !".
Je suis assez outré sur le débat, mais je me dis qu'après tout, j'aurais finis par monopoliser la parole et être vraiment cassant avec certains.
L'entretien est arreté par le jury de sérieux et jeunes (si je peux me permettre). "C'était très intéressant, vous avez bien su gérer cette question, vous n'êtes pas tombé dans le piège d'être pour ou d'être contre, vous avez su élargir le débat.""En effet ce n'est pas facile comme question à gérer, mais vous aviez des éléments à porter, même si vous n'êtes pas experts sur le sujet. Tout le monde se dit que quand il prend le train, il paie en fonction de la distance qu'il parcourt, alors pourquoi ne pas faire pareil avec le courrier" Et bien non tout le monde ne se pose pas cette question."En plus c'est un sujet d'actualilté sensible avec la prochaine manifestation des fonctionnaires le 18 octobre""Vous imaginez bien que si l'on privatisait la poste d'un coup, la France serait paralysée pendant 2 mois" il faut le faire progressivement...
Alors comme ça, il ne faut pas avoir d'avis sur un sujet, il faut toujours être mitigé et tendre fortement vers le camp de "l'entreprise". Donc si la question avait été "Pour ou contre la peine de mort?" il aurait fallu répondre qu'il y a du bien partout, et pourquoi pas mettre la peine de mort pour certain. "Pour ou contre la sécurité sociale ?" là on aurait répondu que pourquoi pas se la payer entièrement soi -même. "Pour ou contre l'escalavage?""Pour ou contre le nazisme?"
La seconde question prévu pour un éventuel second groupe était "Que faire pour empecher les délits d'initiés?" à aussi, il aurait fallu répondre qu'il en fallait également un peu ?
Je me suis rendu compte que ma formation ne correspondait pas du tout à ce qui s'étalait sous mes yeux. On m'apprend que le capital humain est très important, que c'est une richesse vitale de l'entreprise, ce qui parassait être très méprissés dans ce que j'ai vu.
Ma formation et l'éducation populaire que j'ai reçu, diverge énormément avec ces personnes qui au fond ne connaissait pas grand chose au sujet -elles l'ont dits elles-mêmes- mais se permettent quand même de répéter des pseudos-arguments relayés par une culture de masse sous l'emprise d'une idéologie dominante méprisante et méprissable qui m'agasse de plus en plus.
Comme le dit le jury, le but n'est pas d'exclure des personnes, mais de conserver les personnes correspondants au profil qu'il recherche...
Bref, le jury donne la question : "Pour ou contre la privatisation de la poste?" Tout de suite toute une argumentation me vient en tête, je regrette vraiment de ne pas y être allé (j'y assistait depuis l'amphithéâtre). Personne n'ose commencer. Je connais ce genre de situation, je me dis que je pourrais commencer à faire parler les gens, etc. Mais comme on dit, les absents ont toujours tord.
Une personne se lance. Parlons des avantages de la privaisation, puis nous parlerons des inconvénients. Je me dit que ça a l'air de bien commencer, on termine toujours par l'argument fort, non? Sauf qu'il continue par "car tout le monde sait aujourd'hui que la poste n'est pas très fiable, on n'a des problèmes avec...""Ah bon? moi je n'ai jamais eu de problèmes avec la poste"Tout de suite "la mise en concurrence permettrait de faire baisser les prix.""oui, mais la poste doit avoir une qualité de service pour tous, même pour les villages". Mais le débat s'enlisse. "En angleterre, il privatise des secteurs, et ça se passe bien, par exemple les trains (j'ai cru que j'allais m'étouffer ! Les trains qui déraillent, qui ne peuvent pas rouler vite à cause du manque d'entretien des voies pour faire des économies, les retards à répétitions, les trains annulés à la dernière minute...)ou les hôpitaux, il n'y a pas de problèmes.
Et là, je me dis que je leur aurais sortit une argumentation béton ! Du coup ils nous parlent de pourquoi pas privatiser pour les grandes villes, de plus de 10 000habitants, et obliger la poste à fonctionner en service public pour le reste. Certains s'alarment tout de même, "la poste perdrait trop d'argent, c'est dans les viles qu'elle a plus facile d'en gagner" encore heureux !!! cela s'appele la préréquation tarifaire. Tout le monde paie le même prix peu importe la distance. Les bénéfices de l'acheminement des lettres des uns comblera les déficits de l'acheminement des lettres des autres.
Après on a eu droit au fait que c'était biens de supprimer le nombre de postes de fonctionnaires, il faudrait faire pareil à la poste, mais vu qu'on ne sait pas trop comment ça fonctionne, on pourrait quand même ouvrir le capital..."Ils ont expliqué qu'en supprimant des employés, ça permettrait à l'entreprise de faire plus de profit. S'il n'y avait pas de fonctionnaires, ça serait mieux, parcequ'avec leurs retraites...mais là on parle de privatisation ou d'ouverture à la concurrence" réponse "ça revient au même !".
Je suis assez outré sur le débat, mais je me dis qu'après tout, j'aurais finis par monopoliser la parole et être vraiment cassant avec certains.
L'entretien est arreté par le jury de sérieux et jeunes (si je peux me permettre). "C'était très intéressant, vous avez bien su gérer cette question, vous n'êtes pas tombé dans le piège d'être pour ou d'être contre, vous avez su élargir le débat.""En effet ce n'est pas facile comme question à gérer, mais vous aviez des éléments à porter, même si vous n'êtes pas experts sur le sujet. Tout le monde se dit que quand il prend le train, il paie en fonction de la distance qu'il parcourt, alors pourquoi ne pas faire pareil avec le courrier" Et bien non tout le monde ne se pose pas cette question."En plus c'est un sujet d'actualilté sensible avec la prochaine manifestation des fonctionnaires le 18 octobre""Vous imaginez bien que si l'on privatisait la poste d'un coup, la France serait paralysée pendant 2 mois" il faut le faire progressivement...
Alors comme ça, il ne faut pas avoir d'avis sur un sujet, il faut toujours être mitigé et tendre fortement vers le camp de "l'entreprise". Donc si la question avait été "Pour ou contre la peine de mort?" il aurait fallu répondre qu'il y a du bien partout, et pourquoi pas mettre la peine de mort pour certain. "Pour ou contre la sécurité sociale ?" là on aurait répondu que pourquoi pas se la payer entièrement soi -même. "Pour ou contre l'escalavage?""Pour ou contre le nazisme?"
La seconde question prévu pour un éventuel second groupe était "Que faire pour empecher les délits d'initiés?" à aussi, il aurait fallu répondre qu'il en fallait également un peu ?
Je me suis rendu compte que ma formation ne correspondait pas du tout à ce qui s'étalait sous mes yeux. On m'apprend que le capital humain est très important, que c'est une richesse vitale de l'entreprise, ce qui parassait être très méprissés dans ce que j'ai vu.
Ma formation et l'éducation populaire que j'ai reçu, diverge énormément avec ces personnes qui au fond ne connaissait pas grand chose au sujet -elles l'ont dits elles-mêmes- mais se permettent quand même de répéter des pseudos-arguments relayés par une culture de masse sous l'emprise d'une idéologie dominante méprisante et méprissable qui m'agasse de plus en plus.


